Le désinvestissement repose sur quelques chiffres simples, que voici.

 C’est l’objectif minimal sur lequel s’est accordée la communauté internationale à l’issue de la COP21. L’accord de Paris stipule en effet que chaque États s’engage à tout mettre en œuvre pour contenir le réchauffement “bien en-dessous” des 2°C (par rapport aux niveaux préindustriels).
Mais un réchauffement de 2°C ne garantit en rien un futur harmonieux. La dernière fois que la Terre a connu des températures 2°C supérieurs aux niveaux actuels, c’était il y a 125 000 ans. Le niveau des océans dépassait de 6 mètres leur niveau actuel. On mesure actuellement les conséquences d’un réchauffement de +0,8°C : les tempêtes tropicales sont plus fréquentes et plus intenses ; les épisodes de pluies torrentielles (par exemple les “épisodes cévenols” se multiplient) ; les océans s’acidifient ; les zones arides s’assèchent ; les feux de forêts sont plus fréquents et plus forts, etc.
De nombreuses organisations, mais aussi la plupart des États insulaires, demandant donc que l’ambition soit de maintenir le réchauffement sous la barre des 1,5°C – considérée comme un “seuil de sécurité” climatique.
Maintenir le réchauffement sous la barre des 2°C a des implications directes – notamment sur notre budget carbone.
 C’est notre budget carbone : la quantité maximale de CO2 que nous pouvons nous permettre d’émettre (d’ici à 2050) dans l’atmosphère si nous voulons maintenir le réchauffement sous la barre des 2°C. Pour espérer tendre vers les 1,5°C, notre budget descend à 400 gigatonnes.
Le problème, c’est que les ressources en fossiles (autrement dit les gisements actuellement exploités ou en passe de l’être) représentent des émissions potentielles de 2795 gigatonnes de CO2.
Pire : l’ensemble des gisements connus représentent des émissions potentielles de… 11 000 gigatonnes de CO2. Soit un réchauffement de plus de 9°C.
Il n’y a donc qu’une solution : geler l’exploitation de ces gisements, et laisser 80% des fossiles dans le sol.

 «PPM» signifie «parties par million», ce qui est simplement un moyen de mesurer le rapport entre les molécules de dioxyde de carbone et les autres molécules présentes dans l’atmosphère. De nombreux scientifiques, experts du climat s’accordent sur le fait que le seuil limite actuel pour la sécurité climatique est de 350ppm.À l’heure actuelle nous avons dépassé les 400 ppm et ce nombre augmente d’à peu près 2 parties par million chaque année. À moins que nous ne fassions marche arrière rapidement pour revenir sous un niveau de 350ppm au cours du XXIe siècle, nous risquons de dépasser un seuil au delà duquel les impacts du dérèglement climatique deviendront irréversibles et hors de contrôle.

Pour en savoir plus sur les données scientifiques sur la valeur 350, consultez la page dédiée du site de 350.org

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