Libérons le Louvre des fossiles

 

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Ensemble, demandons au Louvre à mettre un terme à son partenariat avec Total

Le musée du Louvre est un lieu essentiel, qui nous permet de comprendre l’histoire humaine et de la situer dans le temps long, multimillénaire.

En acceptant de recevoir des dons d’entreprises du secteur des combustibles fossiles, telles que Total, le musée du Louvre contribue à renforcer l’idée que nous pouvons exploiter les combustibles fossiles sans dommage.

Signez la pétition

Nous demandons au Musée du Louvre de mettre immédiatement terme à ses liens avec Total et l’industrie des combustibles fossiles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi ?

Partout dans le monde, des centaines de millions de vies sont d’ores et déjà bouleversées par le dérèglement climatique, et des pans entiers de la vie terrestre et de notre patrimoine commun pourraient continuer à disparaître rapidement.

Si nous sommes en mesure d’identifier les victimes du dérèglement climatique, nous pouvons également en désigner les responsables : l’industrie fossile.

L’industrie fossile, ne respecte pas la ligne rouge claire tracé par l’Accord de Paris, adopté à l’issue de la COP21. Le consensus scientifique est clair, pour maintenir le dérèglement climatique au plus près des 1,5°C, nous devons renoncer à exploiter 80% des réserves connues de charbon, gaz, pétrole.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIBÉRONS LE LOUVRE DE L’INDUSTRIE FOSSILE

Nous voulons que le Louvre puisse poursuivre ses missions et son ambition de tisser des ponts entre les civilisations passées et les générations actuelles comme à venir. Certaines pièces ont traversé plus de 10 millénaires d’histoire, et sont menacées par l’intense combustion de charbon, de gaz et de pétrole à laquelle l’humanité se livre depuis à peine deux siècles.  Nous le savons désormais, notre avenir commun n’est pas compatible avec l’industrie des combustibles fossiles.

Notre contre-rapport sur la « stratégie climat » de Total montre que celle-ci légitime la poursuite d’investissements massifs pour développer de nouveaux gisements de pétrole et de gaz dans les années à venir, notamment dans des régions sensibles comme l’Arctique, et avec des pratiques très risquées et polluantes, telles que l’exploitation de sable bitumineux, des gaz de schiste ou encore le forage en haute mer.

Nous pouvons nous opposer à l’incapacité, structurelle comme stratégique de l’industrie fossile à faire le lien entre la connaissance scientifique et leurs activités en demandant aux institutions culturelles de rompre leur partenariat avec l’industrie fossile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 UNE INFLUENCE CORROSIVE

 

Le Louvre ne devrait pas brader son image aux entreprises fossiles, qui se servent de ses partenariats pour renforcer leur influence politique et asseoir l’idée que nous pouvons exploiter les combustibles fossiles sans dommage.

Les géants du charbon, gaz et pétrole, sponsorisent massivement le monde des arts, ce n’est pas sans intérêt de leur part.

Les militants britanniques ont mis au jour des documents suggérant que BP ou Shell ont cherché à influencer certains choix muséographiques des institutions qu’elles financent et collaboré étroitement avec ces derniers pour faire face aux protestataires.

BP a ainsi financé l’acquisition d’une œuvre d’artistes aborigènes australiennes pour inclusion dans une exposition du British Museum à un moment où elle était au centre des critiques en Australie du fait de ses projets de prospection offshore dans la Grande Baie Australienne (projets que l’entreprise vient d’abandonner).

La même entreprise a financé au printemps 2016 l’exposition « Villes englouties : les mondes perdus de l’Égypte », présentant des découvertes archéologiques récentes dans le delta du Nil, alors même qu’elle était en négociation avec le gouvernement égyptien sur le lancement de forages pétroliers dans la même zone. (Cette exposition avait été présentée précédemment à Paris à l’Institut du monde arabe sous le titre « Osiris, mondes engloutis d’Égypte » avec le soutien de… la fondation Total). Les militants anti-BP n’ont pas manqué cette occasion pour soulever l’ironie. 

Nous n’avons pas  connaissance d’un degré de collaboration comparable entre Total et les institutions culturelles françaises (il y a des débuts), mais les expositions de grand standing organisées ces dernières années au Louvre en partenariat diplomatique étroit avec la Russie, la Chine ou encore l’Arabie saoudite offraient certainement des opportunités similaires aux entreprises qui les ont soutenues, comme Total.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTRE MOUVEMENT EST INTERNATIONAL

Le mouvement pour pour la justice climatique et une culture libérée des énergies fossiles est international. Des campagnes (et des victoires) existent en Grande-Bretagne, mais aussi aux Etats-Unis ou encore aux Pays-Bas.

En Grande-Bretagne, des militants du climat ont mené des campagnes actives contre le mécénat de Shell et BP, les deux majors pétrolières ayant leurs attaches dans le pays.

Sous l’égide de la coalition « Art Not Oil », laquelle a reçu le soutien de nombreuses personnalités du monde culturel et artistique (ainsi que de certains syndicats), ces militants ont mené des actions spectaculaires mêlant art et activisme – à base de fausses marées noires, de turbines éoliennes reconstruites au milieu d’un musée ou de glace de l’Arctique en train de fondre – ciblant des institutions culturelles londoniennes comme le British Museum ou la Tate.

En décembre 2015, lors de la COP21, ils ont également organisé une action ciblant le Louvre et ses relations avec Total et Eni. Des militants ont tourné autour d’une flaque de mélasse figurant une marée noire en bas de la pyramide, tandis qu’à la surface d’autres activistes ouvraient des parapluies noirs portant des lettres blanches pour former la phrase « Fossil Free Culture ».

En mai 2015, les relations financières entre Shell et le Science Museum avaient fait l’objet de critiques virulentes après qu’il ait été révélé que la firme pétrolière avait tenté de faire changer le contenu d’une exposition sur le changement climatique. Il fut mis fin à leur partenariat six mois plus tard.

De même, toute relation a cessé entre BP et Tate, ainsi qu’entre BP et le festival d’Édimbourg – officiellement pour des raisons financières, mais probablement en raison des campagnes militantes.

Comme en France, les institutions culturelles britanniques se refusent à communiquer des chiffres précis sur les montants reçus des entreprises au titre du mécénat, mais les militants ont fini par obtenir, sur la base de la loi sur la liberté de l’information, que Tate révèle qu’elle avait reçu 350 000 livres par an durant les années où BP était son sponsor principal, soit environ 0,5% de ses revenus.

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