02e8f007-2f2f-42e2-bef4-ac22508d9c03-1024x768La campagne de désinvestissement cible en premier lieu des institutions et des organisations qui assurent une mission d’intérêt général ou qui ont pour but de contribuer (en théorie ou dans les faits) à construire notre avenir ; qu’il s’agisse de garantir la solidarité entre générations, de contribuer à la formation ou l’éducation, d’engager des actions de solidarité, etc.
Il peut s’agir d’institutions publiques ou d’organisations non-gouvernementales ; de collectivités locales ou de fondations privées ; de musées ou d’universités, etc.

La campagne de désinvestissement se centre en priorité sur les 200 plus grandes entreprises du secteur des combustibles fossiles, dont vous pouvez trouver la liste ici. Concrètement, nous demandons aux institutions et organisations que nous ciblons de cesser d’investir dans les 100 plus grandes entreprises du secteur charbonnier et dans les 100 plus grandes entreprises du secteur gazier et pétrolier. Il s’agit des entreprises cotées en bourse qui détiennent les plus grosses réserves de charbon, de gaz ou de pétrole. À elles seules, elles ont la main sur au moins 745 gigatonnes d’émissions potentielles – autrement bien plus que notre « budget carbone ».

Nous demandons donc aux institutions et organisations que nous ciblons de s’engager à se séparer de leurs investissements dans des titres émis par ces entreprises dans un délai de 5 ans.

Grâce aux milliers d’étudiant.e.s mobilisé.e.s, le mouvement du désinvestissement a pris racine dans les universités puis a connu une trajectoire exponentielle et s’est imposé dans la vie de différentes institutions.
Les universités jouent un rôle unique dans notre société: elles contribuent à dessiner l’avenir de nos sociétés en formant les citoyen.ne.s de demain, capable de comprendre le monde et d’avoir un impact sur celui-ci. Nous demandons à nos universités d’écouter leurs propres recherches! Cela fait maintenant des décennies que leurs études nous disent que brûler du charbon, du pétrole et du gaz menace notre santé, notre développement et la stabilité globale de nos société. Il n’y a pas d’investissements sans conséquences: ou bien les universités investissent dans l’industrie des énergies fossiles et les soutiennent, ou bien elles désinvestissent.

Vous voulez commencer une campagne de désinvestissement dans votre université? Regardez notre petit manuel pour vous aider dans les débuts, et n’hésitez pas à nous contacter.

La crise climatique est un problème éthique, et les institutions religieuses – églises, mosquées, synagogues, temples – ne devraient pas financer la destruction de la planète. Les institutions religieuses ont joué un rôle clef dans le mouvement anti-apartheid, et nous avons besoin d’elles pour soutenir ce nouvel effort.

Poussons nos institutions religieuses à passer de la parole aux actes!

Dans son encyclique « Laudato si’ », publiée le 18 juin 2015, le pape François reconnaît le caractère anthropique du réchauffement climatique et affirme qu’agir sans retard pour réduire notre utilisation intensive de combustibles fossiles est un impératif pour les croyants.

Mi-août 2015, une soixantaine d’universitaires et d’intellectuels musulmans ainsi que les grands muftis du Liban et d’Ouganda, réunis à Istanbul, adoptaient une « déclaration musulmane sur le changement climatique » à l’issue d’une vaste et dense consultation des différentes tendances de l’islam. Ils demandent entre autre aux « entreprises et au secteur de la finance et des affaires de : […] s’engager sur la voie de 100 % d’énergies renouvelables et/ou d’une stratégie à zéro émission aussi vite que possible et de déplacer leurs investissements vers les renouvelables […] ; contribuer au désinvestissement de l’économie fondée sur les combustibles fossiles et d’intensifier le recours aux renouvelables et aux autres alternatives écologiques ».

Vous pouvez soutenir la campagne demandant au Vatican de montrer concrètement l’exemple en désinvestissant des combustibles fossiles.

Les caisses de retraite et les fonds de pension sont parmi les plus grands investisseurs dans le monde, et ils jouent un rôle énorme sur le cours des marchés. Réussir à convaincre des gros fonds de pension de désinvestir est donc essentiel – même si cela implique de se mobiliser fortement. C’est l’un des axes principaux de la campagne en France – pour en savoir plus, rendez-vous sur la page dédiée.

Dans de nombreux pays européens, les États et/ou banques publiques peuvent décider de désinvestir pour transformer les fonds qu’ils gèrent. Cette revendication s’étend bien sûr aux autres formes de soutiens que les États ou les banques publiques apportent aux entreprises fossiles – subventions, avantages fiscaux, etc.

Les géants pétroliers sponsorisent nos institutions culturelles dans le but de détourner l’attention de leur activité climaticide et des abus contre les droits de l’homme auxquels ils se livrent à travers le monde. Ce faisant, elles peuvent entretenir l’illusion qu’elle contribue à notre bien être. Ces entreprises ne devraient pas être autorisées à « blanchir culturellement » leur image publique par le truchement du mécénat culturel.

Les institutions culturelles, ont la responsabilité de rompre leur lien avec l’industrie des énergies fossiles. Nous devons reprendre le pouvoir sur leurs lobbies de cette industrie, et cesser de lui accorder une quelconque légitimité sociale.

Fossil-free-cultureLe mouvement pour libérer le secteur de la culture des énergies fossiles se développe rapidement.  Après six années de campagne militante créative du collectif Liberate Tate, rassemblant de milliers d’artistes, de membres et visiteurs du musée, la Tate Modern (Londres) a annoncé le 11 Mars 2016 qu’elle mettait un terme à son partenariat avec BP.

En France, les institutions culturelles sont à la traine – comme le Musée du Louvre. Si nous souhaitons que les générations futures puissent elles aussi un jour s’arrêter devant Mona Lisa (et qu’elles puissent créer à leur tour), le Louvre doit pourtant refuser tout mécénat de l’industrie fossile.